Le 2 juillet, 25 adhérents et partenaires de Mécaloire se sont retrouvés à la Fabuleuse Cantine, à Saint-Étienne, pour le dernier petit-déjeuner du réseau avant la pause estivale.
Au programme : un sujet directement lié à la compétitivité des entreprises industrielles, celui des achats de matières premières métalliques.
Pour éclairer les participants, Mécaloire avait invité Anne-Lise Pasquier Fay et Christine Droillard à partager leur expérience et leur connaissance du marché.
Un poste d’achat particulièrement exposé
Acier, aluminium, inox ou encore métaux non ferreux occupent une place centrale dans l’activité de nombreuses entreprises du réseau. Leur coût, leur disponibilité et leurs délais d’approvisionnement ont donc un impact direct sur la production, la rentabilité et la capacité à tenir les engagements pris auprès des clients.
Pour les industriels, acheter une matière première ne consiste pas uniquement à négocier un prix. Il faut également tenir compte de la qualité attendue, des quantités disponibles, de l’évolution du marché, des délais, des conditions logistiques et de la fiabilité des fournisseurs.
Cette complexité rend le pilotage des achats particulièrement stratégique.
Mieux connaître son besoin pour mieux acheter
Les échanges ont rappelé l’importance de disposer d’une vision précise de ses consommations et de ses besoins.
Quels volumes sont réellement utilisés ? Quelles références sont récurrentes ? Quelles matières sont particulièrement sensibles ? Quelles commandes peuvent être anticipées ou regroupées ?
Cette analyse permet de mieux préparer les consultations, de comparer les propositions et de limiter les achats réalisés dans l’urgence. Elle facilite également le dialogue entre les fonctions achats, production, commerce et direction.
La performance repose ainsi autant sur la connaissance du marché que sur la qualité des informations disponibles au sein de l’entreprise.
Prix, délais, disponibilité : trouver le bon équilibre
Dans un environnement soumis à des variations régulières, le prix ne peut pas être le seul critère de décision.
La disponibilité de la matière, la régularité des approvisionnements, les délais annoncés et la capacité du fournisseur à accompagner l’entreprise doivent également être intégrés à l’analyse.
Selon la situation de chaque industriel, plusieurs leviers peuvent être étudiés : anticiper certains besoins, sécuriser les références les plus sensibles, diversifier les sources d’approvisionnement ou encore travailler sur la durée avec des fournisseurs connaissant précisément les contraintes de l’entreprise.
L’objectif n’est pas de stocker systématiquement davantage, mais de trouver le bon niveau de sécurisation en fonction de son activité, de son carnet de commandes et de ses capacités financières.
Faire circuler l’information au sein du réseau
Ce petit-déjeuner a également donné lieu à de nombreux échanges entre les participants. Les dirigeants et responsables présents ont pu comparer leurs pratiques, partager leurs problématiques et confronter leurs expériences.
Cette mise en commun est au cœur du fonctionnement de Mécaloire : permettre aux entreprises industrielles de Loire et Haute-Loire de rompre leur isolement, d’accéder à des informations utiles et de progresser grâce aux échanges entre pairs.
Dans un domaine aussi fluctuant que celui des matières premières métalliques, la circulation de l’information et le partage des bonnes pratiques constituent de véritables leviers d’anticipation.
Merci à Anne-Lise Pasquier Fay et Christine Droillard pour leurs interventions, ainsi qu’à l’ensemble des participants pour la qualité des échanges.



