Compétences industrielles : le territoire en action pour former les talents de demain

Le petit-déjeuner Mécaloire du 2 avril 2026, organisé au Lycée Etienne Mimard, a mis en lumière un enjeu stratégique pour l’industrie : adapter les formations aux besoins réels des entreprises, afin d’anticiper les évolutions des métiers et sécuriser les recrutements.

Réunissant acteurs de la formation, de la recherche et du monde économique, cette rencontre a illustré concrètement comment une dynamique territoriale peut contribuer à renforcer la compétitivité des entreprises industrielles, en particulier dans les filières souveraines.

Identifier les besoins en compétences pour construire des formations adaptées

Aux côtés du Campus des Métiers et des Qualifications Industrie et Design, représenté par Marion Lassablière, et du GRETA CFA Loire avec Myriam Gherram, les participants ont découvert un modèle de co-construction de formations directement issu des besoins exprimés par les industriels.

L’approche présentée repose sur un principe simple : partir des problématiques rencontrées sur le terrain pour concevoir des parcours de formation adaptés aux réalités opérationnelles des entreprises. Cette logique permet de mieux anticiper les mutations industrielles liées notamment à la digitalisation, à la décarbonation ou encore à l’évolution des filières stratégiques.

Le Campus des Métiers et des Qualifications joue un rôle structurant dans cette dynamique, en fédérant un écosystème composé d’établissements de formation, d’entreprises, d’institutionnels et d’acteurs de la recherche. L’objectif est de faciliter la mise en relation entre les besoins économiques du territoire et les dispositifs de formation existants ou à créer. 

Focus sur l’optique-photonique : une formation construite à partir des besoins industriels

La matinée a notamment permis de découvrir la future formation de technicien en optique-photonique, un projet structurant pour le territoire ligérien.

Cette formation répond à une problématique identifiée par les entreprises : la difficulté à recruter des profils qualifiés dans une filière pourtant stratégique, mais encore peu visible auprès des publics en orientation. Le diagnostic réalisé en amont a permis d’identifier un manque de formations de niveau technicien, situé entre le niveau bac professionnel et le niveau ingénieur.

Le parcours de formation vise à former des professionnels capables d’intervenir sur l’ensemble du cycle de vie d’un système optique :

  • assemblage et intégration de systèmes optiques complexes,
  • réglage et alignement de faisceaux laser,
  • réalisation de tests et contrôle qualité.

La formation combine plusieurs modalités pédagogiques, associant formation continue et apprentissage en situation de travail (AFEST), afin de garantir une montée en compétences directement opérationnelle pour les entreprises.

Le témoignage de Benoît Terme, du groupe HEF, est venu illustrer concrètement l’intérêt de ce type de dispositif pour répondre aux enjeux de recrutement et de performance industrielle. 

Le Campus des Métiers et des Qualifications : un outil au service de la souveraineté industrielle

Au-delà de cette formation spécifique, la présentation du Campus des Métiers et des Qualifications Industrie et Design a permis de rappeler le rôle central de cet écosystème dans le développement des compétences industrielles.

Ses actions s’articulent autour de plusieurs priorités :

  • renforcer l’attractivité des métiers industriels,
  • adapter l’offre de formation aux besoins des entreprises,
  • accompagner les transformations liées à l’innovation et à la transition écologique,
  • favoriser l’insertion professionnelle durable.

Le Campus s’inscrit ainsi dans une logique de soutien aux priorités nationales telles que la réindustrialisation, la digitalisation ou encore la souveraineté industrielle. 

Une visite des plateaux techniques pour illustrer les moyens mobilisés

La matinée s’est poursuivie par une visite des plateaux techniques du lycée Étienne Mimard, aux côtés de François Grange. Les participants ont pu découvrir des équipements industriels permettant de former les futurs professionnels dans des conditions proches de la réalité de l’entreprise.

Cette immersion a permis de mieux comprendre les moyens mobilisés pour accompagner la montée en compétences sur des métiers techniques, notamment dans le domaine de l’usinage et de la production industrielle. 

Favoriser le dialogue entre entreprises et acteurs de la formation

Ce petit-déjeuner Mécaloire confirme l’importance du dialogue entre monde économique et monde académique pour répondre aux tensions de recrutement et accompagner les évolutions des métiers industriels.

En favorisant l’expression des besoins des entreprises et la co-construction de solutions adaptées, ces initiatives contribuent à renforcer l’attractivité des filières industrielles et à sécuriser les parcours professionnels.

Le prochain petit-déjeuner Mécaloire aura lieu le jeudi 7 mai.

Fusion 42 : un rendez-vous sur la culture nucléaire très suivi par les industriels ligériens

Le 5 mars dernier, plus de 80 dirigeants et représentants d’entreprises industrielles se sont retrouvés dans les locaux de Mecaconcept, à Roche-la-Molière, pour un petit-déjeuner consacré à la filière nucléaire. Organisée dans le cadre de Fusion 42, cette matinée avait pour objectif d’éclairer les entreprises du territoire sur les enjeux de ce secteur stratégique, la culture nucléaire et les opportunités qu’il peut représenter pour l’industrie ligérienne.

Autour de plusieurs interventions et témoignages d’entreprises, les participants ont pu mieux comprendre les spécificités de la filière nucléaire, ses exigences et les conditions d’accès à ce marché en pleine relance.

Une filière en forte dynamique

En introduction, Sébastien Nivet, dirigeant de Mecaconcept, a accueilli les participants en présentant les activités de son entreprise, spécialisée dans la conception de machines spéciales pour des problématiques industrielles hors standard. Une activité qui illustre bien la diversité des compétences industrielles présentes sur le territoire.

La matinée s’est poursuivie avec l’intervention de Baptiste Autin, président de Mécaloire et membre fondateur de Fusion 42, qui a rappelé le contexte actuel de relance du nucléaire en France.

Avec 57 réacteurs en exploitation sur le territoire et plusieurs projets de nouveaux réacteurs en préparation, la filière représente un marché industriel majeur pour les décennies à venir. La construction de nouveaux EPR, le maintien en condition opérationnelle du parc existant et les opérations de démantèlement génèrent des besoins importants pour l’ensemble de la chaîne de valeur industrielle.

Dans ce contexte, Fusion 42 a été créé pour structurer une dynamique territoriale autour du nucléaire et faciliter l’accès des entreprises ligériennes à ces marchés.

Comprendre la culture nucléaire

Moment central de la matinée, l’intervention de Stéphane Bataille, auditeur spécialisé dans les référentiels nucléaires, a permis de sensibiliser les industriels aux exigences spécifiques de cette filière.

Le nucléaire repose en effet sur une culture de sûreté particulièrement exigeante. Au-delà des compétences techniques, il s’agit d’intégrer dans l’organisation de l’entreprise des principes de rigueur, de traçabilité et de responsabilité collective. Chaque opération, chaque pièce produite et chaque intervention doit être documentée et contrôlée.

Un point essentiel a également été rappelé : la norme ISO 19443, référence pour les entreprises souhaitant intervenir dans le nucléaire, repose à près de 80 % sur les principes de l’ISO 9001. Les entreprises déjà engagées dans une démarche qualité disposent donc d’une base solide pour entamer cette transition.

Autre élément clé : le facteur humain. Dans la filière nucléaire, la sécurité repose aussi sur la capacité de chacun à adopter un “comportement interrogatif”. En cas de doute, il faut questionner, signaler et analyser. Cette culture partagée constitue un pilier fondamental de la sûreté.

Des témoignages d’entreprises pour démystifier la filière

Pour illustrer concrètement ces enjeux, plusieurs témoignages d’entreprises ont été présentés.

Eric Grangier, responsable commercial de la société IMS, a partagé l’expérience de son entreprise dans la structuration de ses processus afin de répondre aux exigences de la filière nucléaire, notamment dans la perspective d’une certification ISO 19443.

De son côté, Jacques Patras, (entreprise PSI), a retracé le parcours progressif de sa société dans ce secteur. L’entreprise a d’abord commencé par des prestations techniques ciblées avant d’élargir progressivement son périmètre vers l’assemblage, la conception et les calculs techniques.

Un témoignage qui a permis de rappeler un message important : l’entrée dans la filière nucléaire peut se faire progressivement, activité par activité, sans nécessairement engager immédiatement toute l’entreprise dans une certification complète.

Une chaîne de valeur riche en opportunités

La matinée a également permis de présenter la cartographie des acteurs de la filière nucléaire, réalisée dans le cadre des travaux de Mécaloire et désormais intégrée aux actions de Fusion 42.

Présentée par Chantal Hilaire et Lucie Vincendon, cette cartographie met en lumière la diversité des métiers et des activités liés au nucléaire : conception, construction, maintenance, fabrication d’équipements, gestion du combustible ou encore démantèlement.

Les grands donneurs d’ordre comme EDF, Framatome, Orano ou le CEA structurent cette chaîne de valeur, aux côtés de nombreux équipementiers et sous-traitants.

Certaines activités apparaissent particulièrement dynamiques. C’est notamment le cas de la maintenance du parc nucléaire existant. À titre d’exemple, les visites décennales prévues sur la centrale du Bugey devraient mobiliser près de 4 000 personnes dans les années à venir.

Fusion 42 : un accompagnement pour les entreprises

Enfin, Jean-Denis Garcin, chef de projet Fusion 42 à l’UIMM Loire, a présenté les missions et les actions portées par la structure.

Fusion 42 a pour ambition de rendre visible l’écosystème industriel ligérien auprès des acteurs de la filière nucléaire et d’accompagner les entreprises dans leur montée en compétence.

L’offre proposée s’articule autour de plusieurs axes :

  • accès aux marchés et aux donneurs d’ordre,
  • diagnostic stratégique et industriel,
  • accompagnement vers les certifications,
  • formation des équipes,
  • innovation et accès aux financements.

Un programme d’événements et d’ateliers thématiques est d’ores et déjà prévu tout au long de l’année 2026 afin de permettre aux entreprises d’avancer progressivement sur ces sujets : sûreté, cybersécurité, performance industrielle, qualité ou encore financement des projets.

Autant d’initiatives qui témoignent d’une ambition collective : positionner les entreprises ligériennes au cœur des opportunités industrielles offertes par la relance du nucléaire.

Diversifier son activité grâce au développement de produits propres, un levier structurant pour l’industrie

Jeudi 15 janvier au matin, Mécaloire a réuni près de 50 adhérents et partenaires chez Ferriol Matrat & Joëlette and Co, à Roche-la-Molière, pour un petit-déjeuner organisé sous forme de table ronde.

La thématique de la matinée portait sur un sujet stratégique pour de nombreuses entreprises industrielles : le développement de produits propres comme levier de diversification et de création de valeur.

Accueilli sur un site industriel emblématique du territoire, l’événement s’est appuyé sur les retours d’expérience de six intervenants, issus d’entreprises et de structures d’accompagnement, venus partager leurs parcours, leurs méthodes et leurs enseignements :

👉 Marie POUILLONMDL MÉCA & TECHNOFUN Dévalkart
👉 Cedric Le BellecMETALINK URBAN – PLUG & AIME LEDIN
👉 Pierre FERRIOLFERRIOL MATRAT & Joëlette And Co
👉 Patrice Faivre-DubozCFL – Chaudronnerie Fine de la Loire & KLOZMANN FRANCE
👉 Charles Renou – OMG
👉 Arnold GrazianAGEKAD

Les échanges ont permis d’aborder de manière très concrète les principaux enjeux liés à la création et à la mise sur le marché de produits propres. Plusieurs thématiques structurantes ont été explorées :

le design et la prise en compte des usages dès l’amont, la connaissance du marché et des clients avant toute phase de conception, le positionnement et la proposition de valeur, ainsi que les questions de propriété intellectuelle.

Les intervenants ont également partagé leurs expériences autour des enjeux de financement, du développement à l’export et de l’accompagnement des entreprises, soulignant l’importance de structurer les projets et de s’entourer des bons partenaires pour sécuriser les démarches. Un message fort a émergé des débats : un produit, aussi innovant soit-il, ne peut réussir sans une adéquation claire avec son marché.

La matinée a été complétée par la présentation du Welcome Pack Design de Saint-Étienne Métropole, dispositif de soutien à l’innovation et à l’intégration du design dans les stratégies de développement des entreprises.

Les participants ont ensuite découvert Ferriol Matrat & Joëlette and Co, deux entreprises implantées sur le même site et dirigées par Pierre Ferriol.

Ferriol Matrat est spécialisée dans le tube et la sous-traitance industrielle, tandis que Joëlette and Co conçoit et fabrique des produits finis dédiés au sport adapté. Leur coexistence illustre concrètement les synergies possibles entre activité de sous-traitance et développement de produits propres.

Une matinée riche en échanges et en enseignements, fidèle à l’ADN de Mécaloire : favoriser le partage d’expériences et accompagner les entreprises industrielles du territoire dans leurs stratégies de développement.

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Photovoltaique, autoconsommation individuelle et collective : éclairages et retour d’expérience chez Groupe VELKIA


Installer du photovoltaïque permet de produire sa propre énergie. Mais pour aller plus loin, l’enjeu est de la consommer au plus près du lieu de production. C’est précisément ce que permet l’autoconsommation collective (ACC), un modèle encore récent mais déjà opérationnel sur certains territoires. Le petit-déjeuner Mécaloire du 4 décembre, accueilli par le Groupe VELKIA à Veauche, avait pour objectif d’en présenter les contours et d’illustrer son fonctionnement via un retour d’expérience local.

Photovoltaïque : un contexte en évolution rapide

En introduction, la matinée a permis de rappeler les évolutions du secteur : progression du photovoltaïque en France, nouvelles obligations de solarisation, baisse progressive du tarif de rachat et intérêt croissant pour les modèles d’autoconsommation. Ces éléments structurent aujourd’hui les choix des entreprises, qui cherchent à sécuriser leurs coûts tout en maîtrisant leur impact énergétique.

À ce titre, l’autoconsommation individuelle reste un premier levier important : consommer l’énergie que l’on produit permet de réduire sa dépendance aux fluctuations du marché. Mais l’autoconsommation collective apporte un prolongement intéressant dès lors que plusieurs entreprises situées dans un même périmètre souhaitent mutualiser un surplus ou un besoin.

VELKIA : un retour d’expérience concret

Le Groupe VELKIA, acteur ligérien de l’électricité industrielle et du génie climatique, a présenté sa propre démarche. L’entreprise a installé environ 100 kW de panneaux photovoltaïques sur son site, orientés est–ouest afin d’obtenir une production plus régulière dans la journée. Cette installation permet aujourd’hui un taux d’autoconsommation proche de 30 %, renforcé par la présence d’une flotte majoritairement électrique.

Au-delà de sa production propre, VELKIA est désormais engagée dans un projet d’autoconsommation collective avec plusieurs entreprises de sa zone d’activité. Cette démarche a nécessité la création d’une Personne Morale Organisatrice (PMO), l’établissement de règles de répartition entre participants et une collaboration étroite avec Enedis pour la gestion des flux via les compteurs intelligents.

Le principe est simple :

• l’entreprise productrice revend son surplus à un tarif intermédiaire,

• les entreprises voisines achètent une énergie locale à un coût inférieur à celui du marché classique,

• Enedis se charge de répartir automatiquement les volumes selon le cadre défini au départ.

Ce modèle permet à chaque participant d’optimiser sa facture, tout en créant une dynamique locale autour de la production d’énergie renouvelable.

Intérêt et conditions de réussite d’une ACC

La trentaine de participants au petit-déjeuner a ainsi pu comprendre les fondements et les atouts de l’ACC :

• le lien direct entre production locale et consommation locale ;

• un modèle économique qui s’équilibre entre acteurs ;

• une gestion automatisée grâce aux outils fournis par Enedis ;

• les conditions qui facilitent l’adhésion du voisinage (pédagogie, transparence, règles de départ).

VELKIA a également partagé quelques enseignements tirés de son expérience : l’importance d’expliquer simplement le fonctionnement d’une ACC, la nécessité de sécuriser le cadre juridique dès le départ et le rôle clé de la confiance entre entreprises voisines.

Des interventions complémentaires lors du petit-déjeuner mensuel Mécaloire

Les interventions de Mathieu Beaulaton (CAP ARA), Rémi Perrin (EDEL42) et Pauline Chanin Lambert (Wallace Technologies) sont venues compléter la matinée :

CAP ARA a présenté les évolutions réglementaires en matière de conformité machines ;

EDEL42 a rappelé les services gratuits d’accompagnement énergétique proposés aux entreprises ligériennes ;

Wallace Technologies a partagé ses travaux sur les solutions de stockage thermique et l’optimisation énergétique.

Ces contributions ont donné un panorama utile du cadre technique, réglementaire et opérationnel dans lequel s’inscrit aujourd’hui la transition énergétique des entreprises.

Un modèle encore jeune, mais déjà opérationnel localement

En conclusion, Jérôme Teste, dirigeant du groupe VELKIA, a rappelé que l’autoconsommation collective reste un modèle en développement, mais dont les premières réalisations montrent déjà un potentiel significatif. À Veauche, les premiers résultats sont encourageants et démontrent que ce modèle peut être déployé à l’échelle d’une zone d’activité.

Cette rencontre a apporté aux entreprises présentes des clés de compréhension concrètes sur un sujet encore récent, mais appelé à se structurer rapidement dans les prochaines années.

Petit-déjeuner Mécaloire : pourquoi et comment engager une démarche RSE ?

Le 2 octobre, le réseau Mécaloire a réuni une trentaine d’adhérents et partenaires à Saint-Étienne pour son petit-déjeuner mensuel, accueilli par l’ensemble scolaire La Salle Saint-Louis – Sainte-Barbe.

Au programme : une matinée riche d’échanges sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE), ponctuée d’exemples concrets et d’un témoignage inspirant d’industriel.

Comprendre la RSE et ses leviers

La rencontre a débuté par une présentation de Chloé Blanchon, du Club FACE Loire, consacrée aux fondamentaux de la RSE et à la manière d’engager une démarche structurée, même à l’échelle d’une PME.

La RSE repose sur trois piliers – social, environnemental et économique – et s’appuie sur la norme ISO 26000, qui guide les entreprises dans l’intégration volontaire de préoccupations sociales et environnementales dans leurs activités.

Au cœur de la présentation : le pré-diagnostic RSE, un outil opérationnel proposé conjointement par FACE Loire, Forez Entreprendre et le CREPI Loire et Haute-Loire.

Accessible à toutes les entreprises, ce pré-diagnostic permet d’évaluer en quelques étapes les pratiques actuelles, d’identifier les points d’amélioration et de définir une feuille de route adaptée.

Réalisé sur deux à trois heures d’entretien et une visite de site, il débouche sur une synthèse et des préconisations concrètes, facilitant le passage à l’action.

« La RSE n’est pas un concept réservé aux grands groupes. C’est une démarche à la portée de toutes les entreprises, quel que soit leur secteur ou leur taille », a rappelé Chloé Blanchon, en soulignant qu’un accompagnement cofinancé est en cours de déploiement pour encourager les TPE-PME à franchir le pas.

Le témoignage concret du Groupe VP

Pour illustrer la démarche, Arnaud Dola, responsable QSE du Groupe VP, est venu partager son retour d’expérience.

L’entreprise, engagée dans une démarche RSE depuis 2022, a d’abord réalisé son pré-diagnostic avant de déployer plusieurs actions concrètes sur ses cinq sites de production.

Parmi les résultats notables :

  • –50 % de consommation de gaz et –12 % d’électricité en un an, grâce à des actions de sobriété énergétique ;
  • la création d’un cahier des charges fournisseurs intégrant des critères environnementaux et de qualité ;
  • le renforcement du tri des déchets (plastiques, cartons, déchets dangereux) ;
  • et une politique RH structurée autour de la formation et de la sécurité, avec un passage de 2 à 8 Sauveteurs-Secouristes du Travail par atelier.

Une dynamique qui a permis au Groupe VP d’améliorer à la fois ses performances environnementales et son engagement social.

« La RSE nous aide à prendre du recul sur nos pratiques et à valoriser les initiatives internes », a expliqué Arnaud Dola.

« C’est un levier de performance et d’attractivité, bien plus qu’une contrainte. »

Un lieu d’accueil tourné vers l’avenir

La rencontre s’est poursuivie par la présentation et la visite de l’établissement hôte, l’ensemble scolaire La Salle Saint-Louis – Sainte-Barbe, représenté par Clémence Revol.

Membre du réseau international Lasallien, l’établissement accueille environ 2 500 élèves, du primaire au campus d’enseignement supérieur.

Avec des formations techniques et tertiaires jusqu’au niveau Bac+5, La Salle Saint-Louis – Sainte-Barbe entretient des liens étroits avec le monde économique local : apprentissage, alternance, stages, projets collaboratifs… autant d’opportunités pour rapprocher jeunes et entreprises du territoire.

Une matinée sous le signe du partage

Cette rencontre a confirmé le rôle essentiel des petits-déjeuners Mécaloire : offrir aux acteurs industriels un espace d’échange convivial pour s’informer, partager leurs expériences et découvrir des initiatives locales inspirantes.

Retour sur le petit-déjeuner du 3 juillet 2025 chez CLECIM

Retour sur le petit-déjeuner du 3 juillet 2025 chez CLECIM

Anticiper les risques fournisseurs, un enjeu stratégique pour les industriels

Le petit-déjeuner mensuel Mécaloire s’est tenu ce jeudi 3 juillet 2025 chez CLECIM à Savigneux. Un rendez-vous riche en échanges, placé sous le signe de la performance industrielle et de la collaboration.

Un partenariat stratégique pour renforcer la fonction achats

Ce temps fort a été marqué par la signature officielle d’un partenariat entre Mécaloire et Mercurial, groupement d’achats spécialisé dans l’accompagnement des entreprises industrielles. Objectif : proposer aux adhérents des outils concrets, des retours d’expérience et un appui structuré sur leurs enjeux achats.

La gestion des risques fournisseurs au cœur des échanges

La thématique du jour portait sur la gestion des risques fournisseurs, devenue une priorité majeure pour les directions achats.

Christine Droillard, Acheteur Leader chez Mercurial, a partagé une méthodologie claire et opérationnelle pour :

                  •               identifier les risques (retards, dépendance, défaillance financière, problématiques RSE, etc.) ;

                  •               cartographier son panel fournisseur selon des critères critiques ;

                  •               mettre en place des plans d’action efficaces (audit, suivi, diversification, etc.).

Cette intervention a permis de prendre de la hauteur tout en restant ancrée dans des problématiques concrètes, illustrées par des cas d’usage et des outils mobilisables immédiatement.

Bienvenue aux nouveaux membres du réseau

Comme à chaque rencontre, deux nouveaux adhérents ont été invités à se présenter :

                  •               Jérémy Rochand, dirigeant des Ateliers Agiles (Saint-Maurice-de-Lignon), entreprise spécialisée dans l’usinage de précision en petites séries, tous matériaux confondus.

                  •               Mathieu Beaulaton, dirigeant de CAPARA (Saint-Symphorien-sur-Coise), structure experte en conformité machine et prévention des risques industriels, qui entre chez Mécaloire en tant que membre associé.

Deux profils complémentaires qui viennent enrichir le maillage industriel du réseau.

Immersion dans un site industriel d’envergure : CLECIM

La matinée s’est conclue par une visite guidée des ateliers de CLECIM, entreprise centenaire qui conçoit et fabrique des équipements pour la sidérurgie et les grands projets industriels.

CLECIM, c’est aussi une ouverture affirmée vers d’autres secteurs (défense, énergie, hydraulique) et une démarche RSE visible : réduction de 95 % des solvants toxiques, tri des déchets, mobilité douce, collaboration avec les lycées techniques du territoire…

Quelques chiffres marquants :

                  •               200 collaborateurs

                  •               20 000 m² d’usine à Savigneux

                  •               13 machines CN, capacité de levage jusqu’à 150 tonnes

                  •               105 clients actifs dans 27 pays

                  •               1 M€ d’investissement annuel depuis 2022

Merci à toute l’équipe de CLECIM pour leur accueil, et à Mercurial pour leur engagement aux côtés du réseau.

Retour sur le petit-déjeuner Mécaloire du 5 juin : IA, compétences et cybersécurité au cœur des échanges

Le 5 juin 2025, une cinquantaine de participants se sont retrouvés dans les locaux du CETIM à Saint-Étienne pour un petit-déjeuner Mécaloire placé sous le signe de l’intelligence artificielle et de la transmission des savoir-faire. Une matinée dense, rythmée par trois interventions complémentaires qui ont nourri les échanges entre industriels.

L’intelligence artificielle au service des savoir-faire

En ouverture, Pascal Michaud, dirigeant du groupe CEPM Industrie et vice-président de Mécaloire, a partagé un retour d’expérience concret sur l’intégration de l’IA générative dans ses pratiques managériales et industrielles. Découverte fin 2023, cette technologie fait désormais partie de son quotidien professionnel.

Pour Pascal Michaud, l’IA représente bien plus qu’un outil technologique : elle est un levier stratégique pour rester compétitif dans un environnement industriel en constante évolution. Mais surtout, elle ouvre des perspectives nouvelles pour préserver et transmettre les compétences, enjeu majeur pour toutes les entreprises confrontées à la perte progressive de savoir-faire clés.

5 conseils pour structurer et transmettre les compétences avec l’IA

Cette introduction a trouvé un écho direct dans l’intervention de Hervé Damon, expert au CETIM, qui a présenté des pistes concrètes pour déployer l’IA de manière efficace dans les PME industrielles. Il a notamment insisté sur les leviers liés à la gestion des connaissances, en particulier dans les activités de chiffrage, souvent dépendantes d’un nombre limité de personnes.

Voici les 5 conseils clés partagés aux participants :

  1. Repérer les compétences critiques : celles qui risquent de disparaître si elles ne sont ni formalisées ni transmises.
  2. Structurer la connaissance : mettre en place des bases de données métiers pour capitaliser les savoirs existants.
  3. Automatiser avec discernement : utiliser des outils d’IA pour fiabiliser les chiffrages et améliorer la réactivité.
  4. Impliquer les équipes : faire de la digitalisation un projet collectif et fédérateur.
  5. Penser transmission dès aujourd’hui : intégrer l’IA dans une logique de long terme pour accompagner les futures générations de collaborateurs.

La cybersécurité, un enjeu tout aussi crucial

Simon Charrade, agent général Allianz, est également intervenu pour alerter sur les risques croissants liés à la cybersécurité dans le secteur industriel. Attaques par hameçonnage, rançongiciels, usurpation d’identité bancaire… les menaces se multiplient et les TPE/PME ne sont pas épargnées.

Son intervention a permis de rappeler que des mesures simples mais efficaces peuvent déjà permettre de limiter considérablement les risques : mise à jour régulière des logiciels, sauvegardes, sensibilisation des équipes, mais aussi solutions d’assurance adaptées pour anticiper et gérer les incidents.

Un réseau qui s’agrandit et innove

La matinée a également été l’occasion d’accueillir Salim Abdous, dirigeant de Visioshape, nouvelle entreprise adhérente spécialisée dans la robotique et la vision industrielle. Son intervention a permis de découvrir une activité à fort potentiel, au croisement de la mécanique, de l’automatisation et du traitement d’image.

Enfin, Christophe Cutillas de TopSolid a présenté une série d’outils numériques intégrés pour la conception, la production et la gestion dans l’industrie. L’éditeur travaille activement à l’intégration de modules IA pour améliorer la productivité, notamment via des fonctions prédictives et bientôt, une interface conversationnelle.


Cette matinée a illustré, une fois de plus, le rôle de Mécaloire comme catalyseur de réflexions et de partages concrets entre industriels du territoire, sur des enjeux technologiques, humains et organisationnels. Merci au CETIM pour son accueil et à l’ensemble des intervenants pour la qualité de leurs contributions.

Petit-déjeuner Mécaloire chez CIC-VNS : une industrie engagée et humaine

Le jeudi 15 mai 2025, une quarantaine de participants se sont retrouvés à Saint-Étienne pour un nouveau petit-déjeuner Mécaloire, accueilli chaleureusement dans les locaux du Squash Club, à l’initiative de l’entreprise CIC-VNS.

Un industriel discret… mais remarquable

L’événement a débuté par la présentation de CIC-VNS, entreprise industrielle implantée à Saint-Étienne, spécialisée dans le traitement de surface (chromage dur, nickel chimique, chrome flash, etc.).

Dirigée par Pedro Pinto et Rémi Puzin, l’entreprise incarne une industrie exigeante et responsable, attachée à la qualité, à la technicité, à la réactivité, mais aussi à l’humain. Engagée sur des marchés de haute exigence – aéronautique, défense, nucléaire, spatial, médical – CIC-VNS se distingue par sa capacité à proposer des solutions sur mesure et par sa volonté de grandir avec ses clients, en restant fidèle à ses valeurs de proximité et de sérieux.

Les participants ont découvert les métiers, les applications, les valeurs et les ambitions d’une entreprise ancrée sur le territoire, au savoir-faire pointu, qui investit pour l’avenir et s’engage pour limiter son impact environnemental.

Bienvenue aux nouveaux adhérents

Ce rendez-vous a également été l’occasion de faire connaissance avec plusieurs nouveaux adhérents venus présenter leurs structures et leurs expertises :

  • CLECIM – équipementier sidérurgique, usinage de pièces grandes dimensions, prototypage
  • Asercao – bureau d’études en mécanique et électronique, de la conception à la fabrication de prototypes
  • Harlor – usinage plastique, aluminium, chaudronnerie plastique, découpe de produits souples, fabrication de lignes de traitement de surface
  • ACMES Mesures – tôlerie fine, mécanique générale et fabrication de shunts de mesure
  • Octo Conseil (membre associé) – accompagnement QSE en temps partagé, audit, formation et conseil opérationnel

Autant d’entreprises qui viennent enrichir la diversité et les compétences du réseau Mécaloire.


Un point sur les consultations et opportunités business

Un point a été fait sur les consultations en cours, en particulier celles relayées par Production France, qui permettent aux adhérents de se positionner sur des besoins concrets. Un rappel utile et stratégique : ces opportunités sont des leviers de développement concrets pour les entreprises du collectif.

Mécaloire invite régulièrement ses membres à se mobiliser, répondre aux appels à projets et proposer leur savoir-faire sur les marchés visés.


Focus sur le développement managérial avec Germe

Autre temps fort de la matinée : la présentation du parcours Emergence portée par Muriel Mondon pour le réseau Germe.

Ce programme long (18 mois), pensé pour les managers de proximité, offre un espace d’échange et de développement entre pairs, avec 13 journées de formation, 6 experts référencés et un accompagnement sur mesure. Un nouveau groupe va s’ouvrir en juin dans la Loire, et il reste encore quelques places disponibles.


Convivialité et esprit de réseau

La matinée s’est conclue autour d’un mâchon convivial, fidèle à l’ADN Mécaloire. Un moment apprécié pour prolonger les échanges, nouer de nouveaux contacts, et cultiver l’esprit d’entraide et de collaboration qui fait la force du réseau.


Comment concilier performance industrielle et transition énergétique ? Retour sur le petit-déjeuner Mécaloire du 3 avril 2025

Le jeudi 3 avril 2025, une quarantaine d’industriels se sont réunis à l’IUT de Saint-Étienne pour participer à un nouveau petit-déjeuner thématique Mécaloire, consacré aux transitions durables.

Organisé en partenariat avec la Banque Populaire Auvergne Rhône-Alpes, ce rendez-vous avait pour objectif d’apporter un éclairage concret sur la manière d’optimiser ses process industriels tout en réduisant son impact environnemental.

Un enjeu majeur pour l’industrie : allier efficacité et responsabilité

L’énergie la moins chère ? C’est celle qu’on ne consomme pas.

Ce postulat, présenté par le bureau d’études NALDEO, a ouvert la matinée et posé le cadre : la transition énergétique est aujourd’hui un levier clé de performance pour les entreprises industrielles.

Spécialiste de la transition climatique, NALDEO a détaillé les trois leviers majeurs d’action pour les entreprises :

La sobriété énergétique : repenser les besoins, réduire les gaspillages.

L’efficacité énergétique : améliorer les équipements, détecter les pertes, investir dans des technologies plus performantes.

La décarbonation du mix : intégrer progressivement des sources d’énergies renouvelables.

NALDEO a également rappelé les fondamentaux d’une démarche de décarbonation réussie : audit énergétique, définition des objectifs, construction de scénarios, plan d’actions, et évaluation des résultats.

Réglementation, aides, exemples concrets : des réponses adaptées aux PME

Au fil de la présentation, les intervenants ont précisé le cadre réglementaire (décret tertiaire, audit obligatoire pour les entreprises consommant > 2,7 GWh/an) ainsi que les dispositifs d’accompagnement disponibles : subventions ADEME, certificats d’économie d’énergie (C2E), prêts verts, contrats de performance énergétique.

Un cas concret d’atelier mécanique ligérien est venu illustrer l’approche. En intégrant des actions de sobriété (isolation, gestion de l’éclairage), d’efficacité (fuites d’air comprimé, moteurs IE5), et de production d’énergie (panneaux photovoltaïques, chaudière biomasse), l’entreprise a construit un plan de décarbonation rentable et aligné avec ses contraintes industrielles.

La Banque de la Transition Énergétique : un outil de financement au service des territoires

La matinée s’est poursuivie avec l’intervention de la Banque de la Transition Énergétique by BPAURA, un dispositif innovant lancé en 2020. En facilitant le lien entre épargne locale et projets responsables, cette banque permet aux entreprises d’accéder à des solutions de financement dédiées à la transition énergétique, en lien direct avec leur territoire.

L’IUT, acteur engagé dans la transition et la formation

Enfin, les participants ont découvert les actions concrètes mises en œuvre par l’IUT de Saint-Étienne : intégration des enjeux environnementaux dans les formations, projets étudiants liés à la performance énergétique, et engagement RSE renforcé.

Un signal fort pour souligner que la formation des futurs collaborateurs est un levier essentiel de transformation durable.


Un rendez-vous utile, concret et tourné vers l’action

Ce petit-déjeuner a permis aux participants de repartir avec des pistes opérationnelles, des contacts utiles et une vision plus claire des étapes à engager pour rendre leur industrie plus durable.

📅 Prochain petit-déjeuner Mécaloire : le jeudi 15 mai à 8h, chez CIC VNS

Retour sur le petit-déjeuner Mécaloire : innovation et laser de précision au cœur des échanges

Le 6 mars dernier, le Bâtiment des Hautes Technologies de Saint-Étienne a accueilli une quarantaine de participants pour un nouveau petit-déjeuner Mécaloire, organisé en partenariat avec CIMES. Un rendez-vous placé sous le signe de l’innovation industrielle avec la présentation de Manutech USD, expert en usinage laser de précision.

Un éclairage sur les technologies laser de pointe

Après un moment d’échanges autour d’un café, Pierre Chalandon, Nicolas Compère et leur équipe ont présenté les technologies de texturation, découpe et marquage par laser femtoseconde développées par Manutech USD. Grâce à cette technologie de pointe, il est possible de modifier les propriétés des matériaux à l’échelle microscopique, avec des applications dans l’aéronautique, le médical, l’automobile ou encore l’électronique.

Les participants ont ensuite visité les plateformes laser et de caractérisation, découvrant des équipements de haute précision :

✔ Lasers femtosecondes de 20 à 300 watts

✔ Robot 6 axes pour traiter des pièces jusqu’à 600 mm x 800 mm

✔ Microscopes électroniques et interférométrie pour l’analyse des surfaces traitées

Opportunités et perspectives pour les industriels

La session s’est poursuivie avec une présentation des accompagnements et collaborations possibles avec Manutech USD, soulignant l’intérêt de cette technologie pour l’optimisation des procédés industriels.

En clôture, Christophe Cutillas (a pris la parole pour évoquer la présence de TopSolid au salon Global Industrie, mettant en avant les compétitions techniques et démonstrations prévues à travers les Golden Tech. Enfin, Chantal Hilaire a fait un point sur les avancées de Production France, et les consultations en cours.

Un réseau dynamique au service de l’innovation

Ce rendez-vous a illustré une nouvelle fois la force du réseau Mécaloire, en réunissant industriels, experts et partenaires autour de sujets stratégiques. Un grand merci à Manutech USD, CIMES et tous les participants pour leur engagement et leurs échanges enrichissants !

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