Le petit-déjeuner Mécaloire du 2 avril 2026, organisé au Lycée Etienne Mimard, a mis en lumière un enjeu stratégique pour l’industrie : adapter les formations aux besoins réels des entreprises, afin d’anticiper les évolutions des métiers et sécuriser les recrutements.
Réunissant acteurs de la formation, de la recherche et du monde économique, cette rencontre a illustré concrètement comment une dynamique territoriale peut contribuer à renforcer la compétitivité des entreprises industrielles, en particulier dans les filières souveraines.
Identifier les besoins en compétences pour construire des formations adaptées
Aux côtés du Campus des Métiers et des Qualifications Industrie et Design, représenté par Marion Lassablière, et du GRETA CFA Loire avec Myriam Gherram, les participants ont découvert un modèle de co-construction de formations directement issu des besoins exprimés par les industriels.
L’approche présentée repose sur un principe simple : partir des problématiques rencontrées sur le terrain pour concevoir des parcours de formation adaptés aux réalités opérationnelles des entreprises. Cette logique permet de mieux anticiper les mutations industrielles liées notamment à la digitalisation, à la décarbonation ou encore à l’évolution des filières stratégiques.
Le Campus des Métiers et des Qualifications joue un rôle structurant dans cette dynamique, en fédérant un écosystème composé d’établissements de formation, d’entreprises, d’institutionnels et d’acteurs de la recherche. L’objectif est de faciliter la mise en relation entre les besoins économiques du territoire et les dispositifs de formation existants ou à créer.
Focus sur l’optique-photonique : une formation construite à partir des besoins industriels
La matinée a notamment permis de découvrir la future formation de technicien en optique-photonique, un projet structurant pour le territoire ligérien.
Cette formation répond à une problématique identifiée par les entreprises : la difficulté à recruter des profils qualifiés dans une filière pourtant stratégique, mais encore peu visible auprès des publics en orientation. Le diagnostic réalisé en amont a permis d’identifier un manque de formations de niveau technicien, situé entre le niveau bac professionnel et le niveau ingénieur.
Le parcours de formation vise à former des professionnels capables d’intervenir sur l’ensemble du cycle de vie d’un système optique :
- assemblage et intégration de systèmes optiques complexes,
- réglage et alignement de faisceaux laser,
- réalisation de tests et contrôle qualité.
La formation combine plusieurs modalités pédagogiques, associant formation continue et apprentissage en situation de travail (AFEST), afin de garantir une montée en compétences directement opérationnelle pour les entreprises.
Le témoignage de Benoît Terme, du groupe HEF, est venu illustrer concrètement l’intérêt de ce type de dispositif pour répondre aux enjeux de recrutement et de performance industrielle.
Le Campus des Métiers et des Qualifications : un outil au service de la souveraineté industrielle
Au-delà de cette formation spécifique, la présentation du Campus des Métiers et des Qualifications Industrie et Design a permis de rappeler le rôle central de cet écosystème dans le développement des compétences industrielles.
Ses actions s’articulent autour de plusieurs priorités :
- renforcer l’attractivité des métiers industriels,
- adapter l’offre de formation aux besoins des entreprises,
- accompagner les transformations liées à l’innovation et à la transition écologique,
- favoriser l’insertion professionnelle durable.
Le Campus s’inscrit ainsi dans une logique de soutien aux priorités nationales telles que la réindustrialisation, la digitalisation ou encore la souveraineté industrielle.
Une visite des plateaux techniques pour illustrer les moyens mobilisés
La matinée s’est poursuivie par une visite des plateaux techniques du lycée Étienne Mimard, aux côtés de François Grange. Les participants ont pu découvrir des équipements industriels permettant de former les futurs professionnels dans des conditions proches de la réalité de l’entreprise.
Cette immersion a permis de mieux comprendre les moyens mobilisés pour accompagner la montée en compétences sur des métiers techniques, notamment dans le domaine de l’usinage et de la production industrielle.
Favoriser le dialogue entre entreprises et acteurs de la formation
Ce petit-déjeuner Mécaloire confirme l’importance du dialogue entre monde économique et monde académique pour répondre aux tensions de recrutement et accompagner les évolutions des métiers industriels.
En favorisant l’expression des besoins des entreprises et la co-construction de solutions adaptées, ces initiatives contribuent à renforcer l’attractivité des filières industrielles et à sécuriser les parcours professionnels.
Le prochain petit-déjeuner Mécaloire aura lieu le jeudi 7 mai.












































































































































