Diversifier son activité grâce au développement de produits propres, un levier structurant pour l’industrie

Jeudi 15 janvier au matin, Mécaloire a réuni près de 50 adhérents et partenaires chez Ferriol Matrat & Joëlette and Co, à Roche-la-Molière, pour un petit-déjeuner organisé sous forme de table ronde.

La thématique de la matinée portait sur un sujet stratégique pour de nombreuses entreprises industrielles : le développement de produits propres comme levier de diversification et de création de valeur.

Accueilli sur un site industriel emblématique du territoire, l’événement s’est appuyé sur les retours d’expérience de six intervenants, issus d’entreprises et de structures d’accompagnement, venus partager leurs parcours, leurs méthodes et leurs enseignements :

👉 Marie POUILLONMDL MÉCA & TECHNOFUN Dévalkart
👉 Cedric Le BellecMETALINK URBAN – PLUG & AIME LEDIN
👉 Pierre FERRIOLFERRIOL MATRAT & Joëlette And Co
👉 Patrice Faivre-DubozCFL – Chaudronnerie Fine de la Loire & KLOZMANN FRANCE
👉 Charles Renou – OMG
👉 Arnold GrazianAGEKAD

Les échanges ont permis d’aborder de manière très concrète les principaux enjeux liés à la création et à la mise sur le marché de produits propres. Plusieurs thématiques structurantes ont été explorées :

le design et la prise en compte des usages dès l’amont, la connaissance du marché et des clients avant toute phase de conception, le positionnement et la proposition de valeur, ainsi que les questions de propriété intellectuelle.

Les intervenants ont également partagé leurs expériences autour des enjeux de financement, du développement à l’export et de l’accompagnement des entreprises, soulignant l’importance de structurer les projets et de s’entourer des bons partenaires pour sécuriser les démarches. Un message fort a émergé des débats : un produit, aussi innovant soit-il, ne peut réussir sans une adéquation claire avec son marché.

La matinée a été complétée par la présentation du Welcome Pack Design de Saint-Étienne Métropole, dispositif de soutien à l’innovation et à l’intégration du design dans les stratégies de développement des entreprises.

Les participants ont ensuite découvert Ferriol Matrat & Joëlette and Co, deux entreprises implantées sur le même site et dirigées par Pierre Ferriol.

Ferriol Matrat est spécialisée dans le tube et la sous-traitance industrielle, tandis que Joëlette and Co conçoit et fabrique des produits finis dédiés au sport adapté. Leur coexistence illustre concrètement les synergies possibles entre activité de sous-traitance et développement de produits propres.

Une matinée riche en échanges et en enseignements, fidèle à l’ADN de Mécaloire : favoriser le partage d’expériences et accompagner les entreprises industrielles du territoire dans leurs stratégies de développement.

Voir les prochains événements

Christmas Party Mécaloire : un temps pour se retrouver autrement

La Christmas Party Mécaloire s’est tenue mercredi 17 décembre aux Serres de Babylone, à Saint-Just-Saint-Rambert, réunissant près de 70 adhérents et partenaires du réseau. Un cadre chaleureux pour marquer une pause avant la fin d’année et se retrouver dans un esprit différent de celui des rendez-vous professionnels habituels.

Au-delà de la présentation des nouveaux adhérents de l’année écoulée, la soirée a surtout été l’occasion de favoriser des échanges plus libres, plus spontanés. Des discussions sans ordre du jour, des idées partagées autour d’un verre, des liens qui se renforcent dans l’informel.

Cette parenthèse conviviale est venue clore une année dense et engagée pour Mécaloire, marquée par de nombreux chantiers collectifs, des projets structurants et une volonté constante de développer les synergies, la performance et le business au sein du réseau.

Parce qu’un réseau ne se construit pas uniquement dans l’action, mais aussi dans ces moments où la confiance s’installe et où les relations prennent le temps de se nouer.

Une dynamique collective qui se poursuivra pleinement en 2026 !

Photovoltaique, autoconsommation individuelle et collective : éclairages et retour d’expérience chez Groupe VELKIA


Installer du photovoltaïque permet de produire sa propre énergie. Mais pour aller plus loin, l’enjeu est de la consommer au plus près du lieu de production. C’est précisément ce que permet l’autoconsommation collective (ACC), un modèle encore récent mais déjà opérationnel sur certains territoires. Le petit-déjeuner Mécaloire du 4 décembre, accueilli par le Groupe VELKIA à Veauche, avait pour objectif d’en présenter les contours et d’illustrer son fonctionnement via un retour d’expérience local.

Photovoltaïque : un contexte en évolution rapide

En introduction, la matinée a permis de rappeler les évolutions du secteur : progression du photovoltaïque en France, nouvelles obligations de solarisation, baisse progressive du tarif de rachat et intérêt croissant pour les modèles d’autoconsommation. Ces éléments structurent aujourd’hui les choix des entreprises, qui cherchent à sécuriser leurs coûts tout en maîtrisant leur impact énergétique.

À ce titre, l’autoconsommation individuelle reste un premier levier important : consommer l’énergie que l’on produit permet de réduire sa dépendance aux fluctuations du marché. Mais l’autoconsommation collective apporte un prolongement intéressant dès lors que plusieurs entreprises situées dans un même périmètre souhaitent mutualiser un surplus ou un besoin.

VELKIA : un retour d’expérience concret

Le Groupe VELKIA, acteur ligérien de l’électricité industrielle et du génie climatique, a présenté sa propre démarche. L’entreprise a installé environ 100 kW de panneaux photovoltaïques sur son site, orientés est–ouest afin d’obtenir une production plus régulière dans la journée. Cette installation permet aujourd’hui un taux d’autoconsommation proche de 30 %, renforcé par la présence d’une flotte majoritairement électrique.

Au-delà de sa production propre, VELKIA est désormais engagée dans un projet d’autoconsommation collective avec plusieurs entreprises de sa zone d’activité. Cette démarche a nécessité la création d’une Personne Morale Organisatrice (PMO), l’établissement de règles de répartition entre participants et une collaboration étroite avec Enedis pour la gestion des flux via les compteurs intelligents.

Le principe est simple :

• l’entreprise productrice revend son surplus à un tarif intermédiaire,

• les entreprises voisines achètent une énergie locale à un coût inférieur à celui du marché classique,

• Enedis se charge de répartir automatiquement les volumes selon le cadre défini au départ.

Ce modèle permet à chaque participant d’optimiser sa facture, tout en créant une dynamique locale autour de la production d’énergie renouvelable.

Intérêt et conditions de réussite d’une ACC

La trentaine de participants au petit-déjeuner a ainsi pu comprendre les fondements et les atouts de l’ACC :

• le lien direct entre production locale et consommation locale ;

• un modèle économique qui s’équilibre entre acteurs ;

• une gestion automatisée grâce aux outils fournis par Enedis ;

• les conditions qui facilitent l’adhésion du voisinage (pédagogie, transparence, règles de départ).

VELKIA a également partagé quelques enseignements tirés de son expérience : l’importance d’expliquer simplement le fonctionnement d’une ACC, la nécessité de sécuriser le cadre juridique dès le départ et le rôle clé de la confiance entre entreprises voisines.

Des interventions complémentaires lors du petit-déjeuner mensuel Mécaloire

Les interventions de Mathieu Beaulaton (CAP ARA), Rémi Perrin (EDEL42) et Pauline Chanin Lambert (Wallace Technologies) sont venues compléter la matinée :

CAP ARA a présenté les évolutions réglementaires en matière de conformité machines ;

EDEL42 a rappelé les services gratuits d’accompagnement énergétique proposés aux entreprises ligériennes ;

Wallace Technologies a partagé ses travaux sur les solutions de stockage thermique et l’optimisation énergétique.

Ces contributions ont donné un panorama utile du cadre technique, réglementaire et opérationnel dans lequel s’inscrit aujourd’hui la transition énergétique des entreprises.

Un modèle encore jeune, mais déjà opérationnel localement

En conclusion, Jérôme Teste, dirigeant du groupe VELKIA, a rappelé que l’autoconsommation collective reste un modèle en développement, mais dont les premières réalisations montrent déjà un potentiel significatif. À Veauche, les premiers résultats sont encourageants et démontrent que ce modèle peut être déployé à l’échelle d’une zone d’activité.

Cette rencontre a apporté aux entreprises présentes des clés de compréhension concrètes sur un sujet encore récent, mais appelé à se structurer rapidement dans les prochaines années.

Retour sur le salon WNE 2025 : un bon cru pour les entreprises de Mécaloire

Avec plus de 36 000 participants, 1 070 exposants, 80 pays représentés et 9 000 business meetings, le salon WNE – World Nuclear Exhibition a confirmé, cette année encore, son statut de rendez-vous mondial incontournable pour la filière nucléaire.

Pour Mécaloire et ses entreprises membres, l’édition 2025 restera comme l’une des plus marquantes, à la fois par la qualité des rencontres, l’intensité des échanges et les avancées structurelles majeures pour la filière ligérienne.

Un collectif industriel ligérien particulièrement mobilisé

Cette année, 13 entreprises membres de Mécaloire étaient présentes sur le salon :

  • 12 exposantes sur le pavillon CIMES : Ateliers Agiles, Bonnavion, CEPM, Eutectic, Harlor, Massard, Mécaconcept, Novaressort, groupe PHEA, PSI, Rubis Control, SAM Outillage
  • 1 entreprise exposante sur un autre pavillon : SEEB Automation

À cela s’ajoutent une dizaine d’adhérents venus visiter le salon et bénéficier de cette immersion dans la filière.

Pour nombre d’entre elles, il s’agissait d’une première participation en tant qu’exposant. Le retour est unanime : qualité des visiteurs, contacts pertinents, niveau d’exigence élevé, mais aussi atmosphère très favorable aux échanges d’affaires.

Plusieurs entreprises — dont CEPM, Bonnavion et PSI — notaient déjà une fréquentation soutenue et des contacts intéressants les années précédentes ; mais 2025 marque réellement une montée en puissance.


Des retours terrain très positifs : contacts qualifiés, besoins concrets, dynamique renforcée

Les retours recueillis sur place confirment un WNE extrêmement productif pour les industriels ligériens :

PSI, présente pour la troisième fois consécutive, a réalisé 60 contacts, dont la moitié qualifiés : « Des besoins concrets, un vrai intérêt, et une dynamique qui monte crescendo d’année en année », explique Jacques Patras. PSI réalise aujourd’hui 50 % de son chiffre d’affaires dans le nucléaire, une filière en forte croissance pour l’entreprise.

Pour les entreprises exposant pour la première fois, le bilan est tout aussi clair : salon très efficace, rencontres de haut niveau, qualité des donneurs d’ordres présents.

Le pavillon CIMES, particulièrement bien placé et aménagé, a favorisé la visibilité des PME et la circulation entre exposants.

Pour les entreprises en visite, WNE a permis de prendre le pouls de la filière, de rencontrer des partenaires potentiels, et de mieux comprendre les besoins des grands groupes présents.

Au-delà des résultats individuels, toutes les entreprises soulignent un point commun : le collectif ligérien a fonctionné à plein régime.

Les échanges entre adhérents, l’entraide sur le pavillon, le partage d’expériences avec d’autres clusters ou grappes (Mécabourg, FIPS…), ont largement contribué à la réussite de cette édition.


Une forte dynamique nucléaire à l’échelle du territoire

WNE 2025 s’inscrit dans un continuum d’actions menées par Mécaloire sur la filière nucléaire :

Avant le WNE :

📌 23 octobre – Speed Meeting intergrappe au Bugey

25 entreprises Mécaloire sur 80 participants.

Première mise en situation de pitchs sur le nucléaire, avec une immersion sur site et un réseautage régional inédit.

Pendant le WNE :

📌 Signature des statuts constitutifs de FUSION 42 – 5 novembre

C’est l’un des moments forts du salon : la création officielle de l’association Fusion 42, portée par :

  • UIMM Loire – Président
  • Mécaloire – Secrétaire
  • CCI Lyon Métropole Saint-Étienne Roanne – Trésorier

Cette signature, réalisée par Irène Breuil, Pascal Michaud et Baptiste Autin sur le pavillon CIMES, marque une étape stratégique pour la structuration de la filière nucléaire dans la Loire.

Fusion 42 devient dès lors l’outil de coordination, d’accompagnement et de visibilité du territoire sur le nucléaire.

Autour du salon :

📌 Visite organisée par Fusion 42 – une trentaine de personnes

📌 Rencontre intergrappes avec Mécabourg et les FIPS

📌 Présence très visible des adhérents ligériens sur les différents pavillons


Ce que WNE confirme pour la Loire : une filière nucléaire en plein essor

L’édition 2025 du WNE valide clairement trois éléments :

1️⃣ Le nucléaire est devenu et reste un axe stratégique pour Mécaloire, inscrit dans sa feuille de route et dans les besoins du territoire.

2️⃣ Les entreprises ligériennes montent en compétence, prennent leur place, attirent l’attention des grands donneurs d’ordre.

3️⃣ Le collectif fonctionne : Fusion 42, CIMES, intergrappes, CCI, UIMM — tous ont contribué à une dynamique visible et reconnue.


Un salon très réussi, une visibilité accrue, des contacts qualifiés, et une étape structurante avec la création officielle de Fusion 42.

2025 marque un tournant : la filière nucléaire ligérienne s’organise, s’affirme et accélère.

Retour sur le Speed Meeting Intergrappe à la centrale du Bugey

Des échanges ciblés au cœur de la filière nucléaire

Le réseau Mécaloire a participé, aux côtés de Mécabourg et d’autres collectifs industriels régionaux, au Speed Meeting Intergrappe organisé à la centrale du Bugey, l’un des sites emblématiques du parc nucléaire français. Cette journée, placée sous le signe de la coopération interterritoriale, a permis de rapprocher les entreprises industrielles et les acteurs clés de la filière nucléaire, dans un contexte d’accélération des besoins et des investissements.

Un collectif régional mobilisé

Pas moins de 25 entreprises adhérentes à Mécaloire ont fait le déplacement pour cette rencontre stratégique. Leur présence témoigne de la dynamique collective engagée depuis plusieurs mois autour des enjeux nucléaires, notamment via Fusion 42 et les différents groupes de travail thématiques.

Les entreprises ont pu rencontrer les donneurs d’ordres présents sur site, échanger sur leurs besoins concrets et mieux comprendre les attentes spécifiques de la filière : exigences qualité, sûreté, traçabilité, culture industrielle, qualification des fournisseurs… Autant d’éléments essentiels pour se positionner durablement dans un secteur en pleine relance.

Des échanges concrets et prometteurs

La journée s’est structurée autour de rendez-vous planifiés, permettant à chaque entreprise de présenter ses savoir-faire et capacités techniques dans un format court et efficace.

Les retours sont unanimes :

  • des contacts qualifiés,
  • des opportunités identifiées,
  • une meilleure visibilité sur les appels d’offres à venir,
  • et, surtout, une envie partagée de poursuivre la collaboration initiée.

Une coopération intergrappe qui porte ses fruits

Cet événement illustre parfaitement la force du travail collectif mené entre réseaux industriels : Mécaloire, Mécabourg, mais aussi les pôles et clusters engagés dans la structuration de la filière nucléaire en Auvergne-Rhône-Alpes. La coopération intergrappe permet d’élargir les synergies, de mutualiser les informations et d’offrir aux PME industrielles des opportunités de développement plus larges.

Mécaloire remercie Mécabourg et l’intergrappe pour l’organisation de cette journée et félicite toutes les entreprises participantes pour leur mobilisation.

Retour sur le petit-déjeuner du 3 juillet 2025 chez CLECIM

Retour sur le petit-déjeuner du 3 juillet 2025 chez CLECIM

Anticiper les risques fournisseurs, un enjeu stratégique pour les industriels

Le petit-déjeuner mensuel Mécaloire s’est tenu ce jeudi 3 juillet 2025 chez CLECIM à Savigneux. Un rendez-vous riche en échanges, placé sous le signe de la performance industrielle et de la collaboration.

Un partenariat stratégique pour renforcer la fonction achats

Ce temps fort a été marqué par la signature officielle d’un partenariat entre Mécaloire et Mercurial, groupement d’achats spécialisé dans l’accompagnement des entreprises industrielles. Objectif : proposer aux adhérents des outils concrets, des retours d’expérience et un appui structuré sur leurs enjeux achats.

La gestion des risques fournisseurs au cœur des échanges

La thématique du jour portait sur la gestion des risques fournisseurs, devenue une priorité majeure pour les directions achats.

Christine Droillard, Acheteur Leader chez Mercurial, a partagé une méthodologie claire et opérationnelle pour :

                  •               identifier les risques (retards, dépendance, défaillance financière, problématiques RSE, etc.) ;

                  •               cartographier son panel fournisseur selon des critères critiques ;

                  •               mettre en place des plans d’action efficaces (audit, suivi, diversification, etc.).

Cette intervention a permis de prendre de la hauteur tout en restant ancrée dans des problématiques concrètes, illustrées par des cas d’usage et des outils mobilisables immédiatement.

Bienvenue aux nouveaux membres du réseau

Comme à chaque rencontre, deux nouveaux adhérents ont été invités à se présenter :

                  •               Jérémy Rochand, dirigeant des Ateliers Agiles (Saint-Maurice-de-Lignon), entreprise spécialisée dans l’usinage de précision en petites séries, tous matériaux confondus.

                  •               Mathieu Beaulaton, dirigeant de CAPARA (Saint-Symphorien-sur-Coise), structure experte en conformité machine et prévention des risques industriels, qui entre chez Mécaloire en tant que membre associé.

Deux profils complémentaires qui viennent enrichir le maillage industriel du réseau.

Immersion dans un site industriel d’envergure : CLECIM

La matinée s’est conclue par une visite guidée des ateliers de CLECIM, entreprise centenaire qui conçoit et fabrique des équipements pour la sidérurgie et les grands projets industriels.

CLECIM, c’est aussi une ouverture affirmée vers d’autres secteurs (défense, énergie, hydraulique) et une démarche RSE visible : réduction de 95 % des solvants toxiques, tri des déchets, mobilité douce, collaboration avec les lycées techniques du territoire…

Quelques chiffres marquants :

                  •               200 collaborateurs

                  •               20 000 m² d’usine à Savigneux

                  •               13 machines CN, capacité de levage jusqu’à 150 tonnes

                  •               105 clients actifs dans 27 pays

                  •               1 M€ d’investissement annuel depuis 2022

Merci à toute l’équipe de CLECIM pour leur accueil, et à Mercurial pour leur engagement aux côtés du réseau.

Retour sur le petit-déjeuner Mécaloire du 5 juin : IA, compétences et cybersécurité au cœur des échanges

Le 5 juin 2025, une cinquantaine de participants se sont retrouvés dans les locaux du CETIM à Saint-Étienne pour un petit-déjeuner Mécaloire placé sous le signe de l’intelligence artificielle et de la transmission des savoir-faire. Une matinée dense, rythmée par trois interventions complémentaires qui ont nourri les échanges entre industriels.

L’intelligence artificielle au service des savoir-faire

En ouverture, Pascal Michaud, dirigeant du groupe CEPM Industrie et vice-président de Mécaloire, a partagé un retour d’expérience concret sur l’intégration de l’IA générative dans ses pratiques managériales et industrielles. Découverte fin 2023, cette technologie fait désormais partie de son quotidien professionnel.

Pour Pascal Michaud, l’IA représente bien plus qu’un outil technologique : elle est un levier stratégique pour rester compétitif dans un environnement industriel en constante évolution. Mais surtout, elle ouvre des perspectives nouvelles pour préserver et transmettre les compétences, enjeu majeur pour toutes les entreprises confrontées à la perte progressive de savoir-faire clés.

5 conseils pour structurer et transmettre les compétences avec l’IA

Cette introduction a trouvé un écho direct dans l’intervention de Hervé Damon, expert au CETIM, qui a présenté des pistes concrètes pour déployer l’IA de manière efficace dans les PME industrielles. Il a notamment insisté sur les leviers liés à la gestion des connaissances, en particulier dans les activités de chiffrage, souvent dépendantes d’un nombre limité de personnes.

Voici les 5 conseils clés partagés aux participants :

  1. Repérer les compétences critiques : celles qui risquent de disparaître si elles ne sont ni formalisées ni transmises.
  2. Structurer la connaissance : mettre en place des bases de données métiers pour capitaliser les savoirs existants.
  3. Automatiser avec discernement : utiliser des outils d’IA pour fiabiliser les chiffrages et améliorer la réactivité.
  4. Impliquer les équipes : faire de la digitalisation un projet collectif et fédérateur.
  5. Penser transmission dès aujourd’hui : intégrer l’IA dans une logique de long terme pour accompagner les futures générations de collaborateurs.

La cybersécurité, un enjeu tout aussi crucial

Simon Charrade, agent général Allianz, est également intervenu pour alerter sur les risques croissants liés à la cybersécurité dans le secteur industriel. Attaques par hameçonnage, rançongiciels, usurpation d’identité bancaire… les menaces se multiplient et les TPE/PME ne sont pas épargnées.

Son intervention a permis de rappeler que des mesures simples mais efficaces peuvent déjà permettre de limiter considérablement les risques : mise à jour régulière des logiciels, sauvegardes, sensibilisation des équipes, mais aussi solutions d’assurance adaptées pour anticiper et gérer les incidents.

Un réseau qui s’agrandit et innove

La matinée a également été l’occasion d’accueillir Salim Abdous, dirigeant de Visioshape, nouvelle entreprise adhérente spécialisée dans la robotique et la vision industrielle. Son intervention a permis de découvrir une activité à fort potentiel, au croisement de la mécanique, de l’automatisation et du traitement d’image.

Enfin, Christophe Cutillas de TopSolid a présenté une série d’outils numériques intégrés pour la conception, la production et la gestion dans l’industrie. L’éditeur travaille activement à l’intégration de modules IA pour améliorer la productivité, notamment via des fonctions prédictives et bientôt, une interface conversationnelle.


Cette matinée a illustré, une fois de plus, le rôle de Mécaloire comme catalyseur de réflexions et de partages concrets entre industriels du territoire, sur des enjeux technologiques, humains et organisationnels. Merci au CETIM pour son accueil et à l’ensemble des intervenants pour la qualité de leurs contributions.

Petit-déjeuner Mécaloire chez CIC-VNS : une industrie engagée et humaine

Le jeudi 15 mai 2025, une quarantaine de participants se sont retrouvés à Saint-Étienne pour un nouveau petit-déjeuner Mécaloire, accueilli chaleureusement dans les locaux du Squash Club, à l’initiative de l’entreprise CIC-VNS.

Un industriel discret… mais remarquable

L’événement a débuté par la présentation de CIC-VNS, entreprise industrielle implantée à Saint-Étienne, spécialisée dans le traitement de surface (chromage dur, nickel chimique, chrome flash, etc.).

Dirigée par Pedro Pinto et Rémi Puzin, l’entreprise incarne une industrie exigeante et responsable, attachée à la qualité, à la technicité, à la réactivité, mais aussi à l’humain. Engagée sur des marchés de haute exigence – aéronautique, défense, nucléaire, spatial, médical – CIC-VNS se distingue par sa capacité à proposer des solutions sur mesure et par sa volonté de grandir avec ses clients, en restant fidèle à ses valeurs de proximité et de sérieux.

Les participants ont découvert les métiers, les applications, les valeurs et les ambitions d’une entreprise ancrée sur le territoire, au savoir-faire pointu, qui investit pour l’avenir et s’engage pour limiter son impact environnemental.

Bienvenue aux nouveaux adhérents

Ce rendez-vous a également été l’occasion de faire connaissance avec plusieurs nouveaux adhérents venus présenter leurs structures et leurs expertises :

  • CLECIM – équipementier sidérurgique, usinage de pièces grandes dimensions, prototypage
  • Asercao – bureau d’études en mécanique et électronique, de la conception à la fabrication de prototypes
  • Harlor – usinage plastique, aluminium, chaudronnerie plastique, découpe de produits souples, fabrication de lignes de traitement de surface
  • ACMES Mesures – tôlerie fine, mécanique générale et fabrication de shunts de mesure
  • Octo Conseil (membre associé) – accompagnement QSE en temps partagé, audit, formation et conseil opérationnel

Autant d’entreprises qui viennent enrichir la diversité et les compétences du réseau Mécaloire.


Un point sur les consultations et opportunités business

Un point a été fait sur les consultations en cours, en particulier celles relayées par Production France, qui permettent aux adhérents de se positionner sur des besoins concrets. Un rappel utile et stratégique : ces opportunités sont des leviers de développement concrets pour les entreprises du collectif.

Mécaloire invite régulièrement ses membres à se mobiliser, répondre aux appels à projets et proposer leur savoir-faire sur les marchés visés.


Focus sur le développement managérial avec Germe

Autre temps fort de la matinée : la présentation du parcours Emergence portée par Muriel Mondon pour le réseau Germe.

Ce programme long (18 mois), pensé pour les managers de proximité, offre un espace d’échange et de développement entre pairs, avec 13 journées de formation, 6 experts référencés et un accompagnement sur mesure. Un nouveau groupe va s’ouvrir en juin dans la Loire, et il reste encore quelques places disponibles.


Convivialité et esprit de réseau

La matinée s’est conclue autour d’un mâchon convivial, fidèle à l’ADN Mécaloire. Un moment apprécié pour prolonger les échanges, nouer de nouveaux contacts, et cultiver l’esprit d’entraide et de collaboration qui fait la force du réseau.


Vincent Turines : « la solidarité est une valeur forte chez Mécaloire »

À la tête de deux entreprises industrielles complémentaires, Rectitec et VT Meca, Vincent Turines incarne l’esprit d’innovation et de solidarité qui caractérise les adhérents de Mécaloire.

Basée à Saint-Jean-Bonnefonds, VT Meca est spécialisée dans l’usinage, le dressage, la rectification et le marquage. Cette entreprise, soixantenaire a été reprise par Vincent en 2016 et déménagée en 2020 sur le site actuel, se distingue par son expertise en fraisage et tournage numériques.

Rectitec, quant à elle, située à Fraisses, se concentre sur des dimensions plus grandes et des machines complexes, tout en offrant une précision de pointe. Ces deux structures complémentaires emploient au total 20 personnes et servent des secteurs variés tels que le nucléaire, l’impression 3D, l’agroalimentaire ou encore le transport.

À la tête de ce groupe dynamique, Vincent Turines, docteur ingénieur, possède une riche expérience dans l’industrie. Après avoir travaillé 15 ans sur le redressement de sites industriels et occupé des postes à responsabilité dans des entreprises telles que Yves Rocher, ISS, Renault Trucks et Plastic Omnium, il décide en 2014 de se lancer dans l’entrepreneuriat. Avec l’appui de Virginie, son épouse, qui gère les aspects administratifs et financiers, Vincent pilote les activités techniques, commerciales et de production.

Un engagement actif au sein de Mécaloire

Vincent Turines rejoint Mécaloire en 2017, sur les conseils d’un autre adhérent, Patrice Faivre-Duboz, rencontré au Réseau Entreprendre Loire. Rapidement, il trouve au sein du collectif une véritable « famille professionnelle », où les échanges et la solidarité priment. Habitué des petits-déjeuners mensuels de Mécaloire, il apprécie particulièrement ces moments qui lui permettent de prendre du recul sur son activité et de s’informer sur des sujets stratégiques. Dernièrement, le il a apprécié l’éclairage sur l’évolution de la convention collective de la métallurgie (fin 2023) qui a permis de prendre la juste mesure du sujet et d’anticiper. Vincent Turines est également intéressé pas les sujets autour de la RSE, afin d’accompagner la démarche et d’attester des actions mises en place, ce qui est de plus en plus demandé par les clients.

Pour Vincent, Mécaloire est aussi un lieu de rencontres fructueuses. Ses échanges réguliers avec d’autres adhérents, illustrent l’entraide et la coopération qui caractérisent le réseau. 

Des attentes pour l’avenir

Tout en soulignant les efforts de Mécaloire pour accroître la visibilité et l’ouverture du réseau, Vincent Turines souhaite voir le collectif aller encore plus loin, notamment en développant des opportunités d’affaires plus fortes à travers Production France. Cette ambition résonne avec son envie de relancer les activités export de ses entreprises, un défi qu’il espère relever en partenariat avec d’autres membres du réseau et avec l’appui de Mécaloire.

Voir les témoignages d’autres adhérents

PSI remporte un marché clé aux États-Unis

Précision Stéphanoise Industrie (PSI), membre actif de Mécaloire, continue de démontrer son expertise en mécanique de précision en remportant un appel d’offres public majeur aux États-Unis. Ce projet porte sur la fabrication de 40 sous-ensembles complexes pour un laboratoire de recherche spécialisé dans l’accélération des particules. Une réussite qui illustre parfaitement les capacités d’innovation et de coopération entre les membres du collectif Production France.

Une montée en puissance sur le marché international

Depuis une vingtaine d’années, PSI s’est progressivement positionné sur des projets à forte valeur ajoutée, notamment dans les secteurs du nucléaire et de la recherche scientifique. Avec ce nouveau contrat aux États-Unis, l’entreprise franchit un cap important en consolidant sa présence internationale.

C’est grâce à son expertise technique reconnue, développée au fil des années, que PSI a pu répondre aux exigences strictes de ce marché. L’appel d’offres, porté par un laboratoire américain en partenariat avec le CNRS – déjà partenaire de PSI – nécessitait des compétences spécifiques, notamment en matière de gestion de la perméabilité magnétique des matériaux utilisés dans les environnements des particules.

Un projet collaboratif au sein du réseau Mécaloire

Pour répondre aux défis techniques de ce projet, PSI n’a pas travaillé seule. L’entreprise a su mobiliser plusieurs adhérents de Mécaloire, notamment Mécaconcept à Roche-la-Molière et Thermi-Loire à Andrézieux-Bouthéon. Ces collaborations ont été essentielles pour la réussite du projet, que ce soit en mesure de la perméabilité magnétique ou de traitements thermiques spécifiques, nécessaires pour respecter les contraintes du client américain.

Cette synergie entre les membres de Mécaloire est un bel exemple de la force du collectif, permettant de mutualiser les compétences et de répondre à des projets de grande envergure. « Le soutien de Mécaconcept et de Thermi-Loire a été déterminant. Cela démontre que nous avons au sein de notre réseau toutes les ressources nécessaires pour aborder des marchés internationaux complexes », souligne Jacques Patras, dirigeant de PSI.

Un contrat qui ouvre des perspectives

Ce contrat, qui représente environ 30 % du chiffre d’affaires annuel de PSI, marque également la première collaboration de l’entreprise avec un client américain. Il s’étalera sur plusieurs années, renforçant ainsi la solidité et la visibilité de PSI à l’international.

Cette réussite n’est pas seulement une fierté pour PSI, mais pour l’ensemble du collectif Production France. Elle met en lumière la capacité des entreprises locales à s’associer pour répondre aux défis techniques des plus grands acteurs industriels.

Mécaloire se réjouit de ce succès, qui reflète bien la dynamique collective et l’esprit de collaboration qui anime ses membres !

photos @photupdesign